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Science-fiction
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La science-fiction est un genre
tout à fait particulier. En effet, il peut englober
de nombreuses sous-catégories, comme le policier, le
roman ou l'épouvante. Un roman de science-fiction
mélange juste ces genres classiques à un
univers créé de toutes pièces, mais le
plus souvent avec des bases réelles. Comme son nom
l'indique, il mélange la science et la fiction, c'est
à dire qu'il se sert de bases scientifiques pour
élaborer une fiction.
C'est un genre vraiment
spécial, qui ne plait pas à tous. Mais pour
moi, c'est vraiment le style qui dépayse le plus. En
effet, quel meilleur moyen y-a-til pour oublier ses soucis
que d'aller explorer des planètes lointaines,
d'affronter des extra-terrestres belliqueux ou de coloniser
de nouvelles galaxies ?
Voici une sélection de ce
qui sont pour moi des chefs-d'oeuvres. La plupart datent des
années soixantes, car c'est à cette
époque que le genre a explosé. En effet, la
science a connu un boom a cette époque, et les
romanciers ont tout simplement laissé leur
imagination vagabonder. Même si certaines histoires
paraissent un peu kitch par moments, la plupart n'ont pas
pris une ride et restent des oeuvres
incontournables.
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Le cycle de la
Fondation
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Isaac Asimov (1920-1992),
originaire d'une famille russe qui émigra aux
États-Unis en 1923, publie sa première
nouvelle à 19 ans. Professeur de biochimie, il
abandonne l'enseignement pour l'écriture en
1958.
Le cycle de la Fondation raconte la
chute d'un empire et la formation d'un nouveau, à la
lumière d'une science nouvelle, la "psychohistoire",
qui permet de prédire l'avenir grâce à
des statistiques très poussées. Le cycle de la
Fondation est une oeuvre énorme et géniale, un
véritable petit bijou de science-fiction. Elle
comprend en tout 7 volumes :
- Prélude
à la
Fondation
(Prelude to Foundation, 1988)
- L'aube de la
Fondation
(Forward the Foundation, 1993)
- Fondation
(Foundation,
1951)
- Fondation
et Empire
(Foundation and Empire, 1952)
- Seconde
Fondation (Second
Foundation, 1953)
- Fondation
Foudroyée
(Foundation's Edge, 1982)
- Terre et
Fondation
(Foundation and Earth, 1983)
Depuis, le thème a
été repris par d'autres écrivains, mais
je préfère ne parler que de l'oeuvre
originale.
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Prélude
à la Fondation
(Prelude to
Foundation, 1988)
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Résumé :
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Hari Seldon venait
d'inventer la psychohistoire et il n'y voyait
qu'une pure spéculation, sans applications
pratiques. Mais dès qu'il prit la parole
à ce colloque, tout le monde comprit. La
psychohistoire ne pouvait pas prévenir
l'avenir ? Les politiques s'en moquaient ! Ce qui
comptait pour eux, c'est que les gens allaient y
croire. Et si Seldon n'était pas d'accord,
tant pis pour lui !
Alors le jeune docteur
s'enfuit en compagnie d'une belle historienne, Dors
Venabili. Il sillonna les dédales
souterrains de la planète Trantor, capitale
de l'Empire galactique, toujours traqués par
ceux qui voulaient contrôler sa
découverte. Et ce qu'il vit le
stupéfia. La ville géante se
désagrégeait. Partout
s'étaient constituées des
communautés isolées, farouchement
attachées à leur autonomie. Un
terrain idéal pour affiner son modèle
et formuler l'avenir inquiétant qui se
dessinait sous ses yeux. Était-il trop tard
pour éviter la catastrophe ? Y avait-il
encore, pour Hari Seldon, quelque chose à
faire ?
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Critique :
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Ce livre est passionnant
à condition d'être déjà
intéressé par le cycle. Je recommande
donc de commencer lar Fondation, de lire les
trois suivants puis de suivre par celui-là.
Il explique comment le grand Hari Seldon est devenu
ce qu'il est, d'où l'intérêt de
déjà connaître le
personnage.
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L'aube
de la Fondation
(Forward the
Foundation, 1993)
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Résumé :
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L'univers uni, c'est fini.
L'Empire galactique se désagrège.
Trente mille ans de chaos sont au programme. Et
moi, j'en ai trop fait et je suis las.
Oui, je m'appelle Hari Seldon
et je vois que ce nom vous dit quelque chose. Tout
ce que j'ai fait, c'est de poser les
équations et d'agir. Les équations ne
mentent pas. D'ailleurs vous le savez.
Je ne voudrais pas jouer les
prophètes, mais quand j'allume mon premier
Radiant, je lis l'avenir de l'humanité. Le
chaos prévu sera réduit à un
petit millier d'années. Je ne pourrai pas y
veiller personnellement, mais tout est en
place. Je me suis
laissé accaparer par ma tâche et,
à l'heure de partir, je regrette d'avoir
négligé les gens qui
m'accompagnaient. Mais ce n'est pas moi qui ai
décidé. Les équations ne me
laissaient aucune échappatoire.
Je continue à venir
ici dans mon bureau. Je crois parfois y entendre
résonner des voix, celles de mes parents, de
mes étudiants, de mes collègues
de Wanda
mais les couloirs sont vides. La
Fondation est faite et le bâtiment de
psychohistoire ne sert plus à rien. La suite
se passe ailleurs.
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Critique :
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Très certainement
le roman le moins intéressant du cycle.
C'est celui qu'Aasimov a écrit en dernier,
à la fin de sa vie, et on sent qu'il
transpose ses regrets à celui du
psychohistorien. très mélancolique,
n'apporte pas grand chose au cycle, on peut s'en
passer
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Fondation
(Foundation,
1951)
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Résumé :
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En l'an 12 065,
grâce à la psychohistoire, on peut
prévoir l'avenir. C'est l'aboutissement des
recherches d'une équipe de savants. Mais
lorsque celle-ci prévoit le déclin de
l'empire, qui règne sur vingt-cinq millions
de planètes, les hommes de science se
retrouvent exilés sur la plus isolée
d'entre elles. Alors commence l'histoire de la
fondation, d'une nouvelle puissance, qui repose sur
la connaissance et la science. C'est une fabuleuse
épopée où les nouvelles
recherches d'énergie, l'utilisation des
ondes, la transmutation des métaux
aboutissent à de stupéfiants
résultats.
Entre planètes, c'est
aussi le jeu des rivalités et des
combats.
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Critique :
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Le premier roman du cycle
chronologiquement. Un vrai chef-d'oeuvre. Je suis
tombé dessus par hasard, et j'ai depuis lu
tous le cycle. Attention, c'est contagieux
!
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Fondation
et Empire
(Foundation and
Empire, 1952)
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Résumé :
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Même moribond,
l'Empire galactique reste un adversaire redoutable,
surtout face à une planète de savants
sans armée. Et quand un
général décide de restaurer la
gloire passée de l'Empire, seules les
prévisions d'Harry Seldon peuvent sauver la
Fondation. Mais ce que Seldon ne pouvait pas
prévoir, c'est l'apparition d'un mutant
appellé la "Mule", capable de
contrôler les esprits et de faire de
n'importe quel être humain un esclave
fidèle
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Critique :
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La Fondation s'affirme
dans la galmaxie où elle doit prendre la
tête. Mais les ennemis ne sont pas peu
nombreux, et l'Empire, même en déclin,
reste un adversaire de taille
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Seconde
Fondation
(Second Foundation,
1953)
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Résumé :
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Un savant de la Fondation
et quelques habitants réalisent qu'il existe
une autre Fondation, créée elle aussi
par Harry Seldon, mais dont les habitants
cultiveraient le don de contrôler les
esprits, et s'en servant pour que les plans de
Seldon soient suivis
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Critique :
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Dernier volet de la saga
originale de Asimov. L'histoire est toujours aussi
captivante, et le suspens est présent
à chaque instant.
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Fondation
Foudroyée
(Foundation's Edge,
1982)
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Résumé :
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Prévoyant
l'effondrement de l'Empire galactique et une longue
période de ténèbres
consécutives, le psychohistorien Hari Seldon
a créé deux fondations, l'une
officielle, l'autre secrète, qui manipulent
l'évolution de l'humanité. Or, cinq
siècles après leur
établissement, la foudre, de nouveau,
menace. Quelqu'un fausse les cartes du jeu. Est-ce
la seconde Fondation, dont la première
croyait s'être libérée ? Est-ce
une troisième force, qui oeuvrerait dans
l'ombre, et dont nul ne saurait rien ? Commence
alors une course-poursuite au terme de laquelle se
cache une surprise de taille
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Critique :
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L'auteur a repris
l'écriture du cycle après 29 ans de
pause, car il était poussé par son
éditeur. C'est une réussite totale !
Asimov parvient à nous captiver autant que
les romans initiaux, même si je regrette un
peu la faille de la psychohistoire qui est à
l'origine de cette suite
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Terre et
Fondation
(Foundation and
Earth, 1983)
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Résumé :
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Mission surhumaine pour
Golan Trevize : choisir le meilleur avenir pour
l'humanité. Un avenir qui ne reconduira pas
les erreurs de l'Empire galactique, antre le
matérialisme de la Première Fondation
et le mentalisme de la Seconde. Un avenir qui a
pour modèle Gaïa, la planète
pensante, et pour nom : Galaxia. Trevize a choisi,
mais il voudrait savoir pourquoi. Et la
réponse à ses interrogations se
trouve sur la Terre. Mais où la trouver,
cette planète des origines,
mystérieusement disparue de toutes les
archives galactiques ? Trevize et ses deux
compagnons, l'historien Pelorat et Joie, la belle
Gaïenne, deviennent trois personnages en
quête de Terre dans ce septième volet
d'une aventures à l'ampleur
véritablement cosmique, point de fuite de
toute l'oeuvre d'Aasimov.
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Critique :
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Une fois de plus, Asimov
ne déçoit pas. Ce roman est vraiment
magnifique, car les héros sont à la
recherche de la Terre, planète des origines
dont personne n'a de preuve et qui est devenue un
conte
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Chroniques
Martiennes
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Voilà encore un roman qui
date. Mais avec quelle puissance, quel incroyable
réalisme, Ray Bradbury nous raconte la colonisation
de Mars ! Tout commence avec une fusée, lancée
depuis la Terre, vers Mars. Un sujet pas si
éloigné que ça (même si pour lui,
ça se passe en 1999 !), vu les sondes que nous y
envoyons. Le reste est une succession de chapitres, chacun
racontant le destin d'une personne, d'une famille ou d'un
peuple, en rapport avec Mars.
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Chroniques
Martiennes
(The Martien
Chronicles, 1950)
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Résumé :
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Les premiers essais
infructeux des Terriens pour coloniser Mars face
à des indigènes
télépathes, puis la colonisation et
la conquête de cette planète
étrangère.
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Critique :
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On commence le roman en
riant, on le finit avec un sentiment
étrange, comme si tout ça
s'était effectivement passé. Les
Chroniques Martiennes sont une
véritable mine d'or, et je suis prêt
à parier que si nous colonisons Mars un
jour, tout se passera comme Bradbury l'a
décrit
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Le grand secret
de Barjavel
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Barjavel (1911 - 1985) est un
écrivain français. Il réussit à
travers ses romans à critiquer la
société trop matérialiste, tout en
démontrant un certain amour pour les hommes et
l'humanité en général. J'ai pris Le
grand secret comme exemple, mais il a écrit des
livrees plus célèbres, comme Ravage
entre autres.
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Le grand
secret
(1973)
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Résumé :
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Le grand secret,
c'est l'histoire d'un couple séparé
par un extraordinaire événement, puis
réuni dans des circonstances telles que
jamais un homme et une femme n'en ont connu de
pareilles. C'est aussi l'histoire d'un
mystère qui, depuis 1955, a réuni,
à l'insu de tous, dans une angoisse commune,
par-dessus les oppositions des idéologies et
des impérialismes, les chefs des plus
grandes nations. C'est ce ``Grand Secret'' qui a
mis fin à la Guerre Froide, qui a
été la cause de l'assassinat de
Kennedy, qui rend compréhensible le
comportement de De Gaulle en mai 1968, qui a rendu
indispensables les voyages de Nixon à Moscou
et à Pékin. Il n'a rien à voir
avec le guerre ou la bombe H. C'est le secret de la
plus grande peur et du plus grand espoir du monde.
Il ne faut pas oublier que c'est un roman. Mais si
c'était vrai ?...
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Critique :
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Le grand secret est un
roman à suspense. Tout au long du roman, on
se demande ce qui peut bien remuer à ce
point tous les chefs d'états du monde,
même ennemis. De toute façon, je vous
le dit tou de suite, le grand secret,
c'est
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